4 éléments

Parlons des 4 éléments !

L’Eau :

Humide (liaison) et froide (retenue), l’Eau représente l’état liquide de plasticité, de relâchement de la matière, toute de réceptivité et de passivité, qui se meut selon les impressions reçues. C’est l’élément de base, le milieu vital originel (mer-mère), la pâte primordiale, fécondée par les richesses qu’elle assimile, créatrice, animée par l’action de la chaleur. Elle amol-lit, mélange, imbibe, assimile, remplit, dissout, intériorise, indifférencié en une seule masse. Malléable, instable, en continuelle mobilité frémissante, elle est toute soumission impressionnable. Physiologiquement, elle correspond au tempérament lymphatique caractérisé par la prédominance de l’appareil digestif et de la fonction de nutrition, assurée par la lymphe ou plasma du sang. Le régime dominant est celui de l’état végétatif, du repos, de l’inertie, du sommeil. Morphologie dilatée et atone. Psychologiquement, c’est le règne de l’instinct conservateur qui donne une place importante à la mémoire, aux souvenirs, aux habitudes, aux impressions reçues, a l’acquis. Par le renoncement à l’action, c’est aussi l’abandon à la vie intérieure, à l’inconscience, à la fantaisie, à l’imagination, au rêve, à la contemplation, à l’envahissement de la sensibilité psychique.

L’Air :

Humide (liaison) et chaud (exaltation), l’Air représente l’état gazeux, fluide, impalpable, léger, volatil, compressible, qui tend à la diffusion, à l’expansion illimitée dans un espace de plus en plus grand. Mobile, diffus, enveloppant, il est l’agent de liaison, l’enveloppe de notre espace libre, du milieu ambiant dans lequel nous nous animons. En perpétuel état de liberté et de disponibilité, il est exposé à tous les contacts, déplacements, mélanges, influences et conditions; comprimé, il est une puissante force motrice et explosive. Dans la dynamique des tempéraments, le Sanguin est un Lymphatique chauffé dont la richesse entre en activité. L’association du Chaud (énergie) et de l’Humide (extension) constitue le triomphe de la vie naturelle qui se répand sur la terre : fertilité, prolifération, exubérance, luxuriance. Physiologiquement, il correspond au tempérament sanguin marqué par la prédominance de l’appareil respiratoire et des fonctions sanguine et sexuelle. Le régime dominant est celui d’une riche nature qui se déploie spontanément dans son milieu physique et dont le grand appétit de vivre va de pair avec d’impérieuses revendications instinctives et de fortes convoi-tises sensorielles. C’est un gros consommateur à. la morphologie dilatée et tonique. Psychologiquement, c’est un expansif qui vit de mobilité, d’échanges, de contacts avec son milieu, auquel il s’adapte et s’assimile spontanément; c’est un euphorique adonné à l’essor d’une vitalité joyeuse, au caractère jeune, amoureux des plaisirs, jouisseur, indiscipliné, gourmand de la vie concrète.

Le Feu :
Sec (isolement) et chaud (exaltation), le Feu représente l’état igné, d’incandescence, de consumation de la matière qui se trouve créée, animée, transformée ou détruite. Il exalte, intensifie, surexcite, accélère, exaspère, porte au paroxysme ou trans-mute ce qu’il traite, tantôt violent, agressif, destructeur, tantôt libérateur, décantateur, purificateur. Il est action dominatrice, puissance conquérante, facteur de lutte, de progrès, de dépasse-ment, de hiérarchisation, d’affirmation personnalisée. Dans la dynamique des tempéraments, le Bilieux est un Sanguin en rétraction (sec) dont la puissance passe de l’extensivité à l’in-tensivité. L’association du Chaud (énergie) et du Sec (rétraction) porte la tension intérieure des choses à. leur extrême puissance et fait le désert stérile comme l’accès à la maturité du fruit. Physiologiquement, il correspond au tempérament bilieux caractérisé par la prédominance de l’appareil musculaire et des fonctions de réactivité et de maîtrise. Le régime dominant est celui du dynamisme de la personnalité engagé vers la conquête du monde ou la conquête de soi. Morphologie rétractée et tonique. Psychologiquement, c’est le règne réalisateur de la passion tumultueuse ou de la volonté disciplinée : ambition dévorante satisfaisant un besoin impérieux d’essor, d’affirmation, d’éclat, de supériorité, à travers luttes, créations et victoires; volonté de puissance engagée vers le combat, la domination, la conquête matérielle, ou orientée vers la conscience lucide, vers la grandeur d’une réalisation morale ou d’une élévation spirituelle.

La Terre :
Sec (isolement) et froid ( retenue) la Terre représente l’état solide, consistant, dense et fixe de la matière au terme d’une évolution après l’oeuvre de combustion du Feu. C’est l’état par excellence de concentration, de condensation, de réduction, de dépouillement et, à la limite, de dématérialisation; celui de la pétrification, de la minéralisation, de la fossilisation, aboutissant à la structure plus ou moins géométrique des choses, à la conservation de leurs valeurs durables dans un corps autonome, résistant, délimitable, isolé et fermé. Dans la dynamique des tempéraments, le Nerveux est un Bilieux éteint I. L’association du Sec et du Froid est, à l’opposé de l’Air, contraire à la vie de la matière vivante, de l’instinct, mais elle est propice à la vie de l’esprit. Physiologiquement, elle correspond au tempérament nerveux marqué par la prédominance du système nerveux et des fonctions psychiques. Le régime dominant est celui d’une nature affinée, délicate ou chétive, qui vit en retrait du milieu ambiant et de la vie concrète, en affirmant sa vie mentale. Morphologie rétractée et atone. Psychologiquement, il est, à l’opposé du prolixe et épidermique Sanguin, un sélectif, au monde fermé et profond ou complexe. Devant la vie instinctive et naturelle qui se retire, l’être s’organise intérieurement en utilisant les ressources de son intelligence ou en prenant le chemin du dépouillement, du détachement, de l’abstraction, de la dépersonnalisation. Sa vie psychique est riche, profonde et complexe. 1. Avec l’âge, comme la vitalité baisse, le type Chaud tend à se refroidir; c’est pourquoi le Sanguin devient souvent sous ses vieux jours un Lymphatique, tandis que le Bilieux se fait souvent Nerveux au déclin de sa vie.

La voyance c’est d’abord de l’énergie

LES ENERGIES ÉLÉMENTAIRES

Chaud :

La chaleur est foyer d’énergie, principe dynamique imprimant un mouvement à la matière; force motrice, elle anime, déve-loppe, transforme et fait évoluer les choses auxquelles elle donne de l’intensité, de l’ardeur, de l’amplification, de l’exalta-tion. L’élan qu’elle imprime aux phénomènes peut se traduire par un élan au-dehors (force centrifuge, extériorisation, épanouissement, expansion…), en hauteur (jaillissement, libération de la pesanteur, dégagement, essor…) et en avant (impulsion vers l’avenir, force de croissance, rapidité, projection, conquête…).

Froid :

Le froid est le principe négatif opposé, analogue à la force d’inertie de la matière pesante et inerte, principe statique portant à l’immobilisation, à la contraction, à la retenue, à la réserve, à la paralysie des substances et des corps. S’il est con-traire à l’expansion de la vie et à son évolution, il est du moins fixateur, condensateur et conservateur de la matière dans sa structure acquise. Cette propriété passive, diminutrice, tend à s’exprimer par concentration (recroquevillement, repliement sur soi, resserrement, réduction, absorption, intériorisation, refoulement), par dépression (atonie, affaissement, alourdissement, soumission, abandon à l’état végétatif) ou par retrait en arrière (inhibition, frein, régression, inappétence, renoncement).

Humide :

L’humidité est un principe d’extension ou d’élargissement, de réceptivité, de diffusion, et par suite, de détente, de souplesse, de relâchement intérieur, de dilution, d’épanchement, de liquidité. Elle est aussi un principe de plasticité, de pénétrabilité ou d’absorption, d’enveloppement, de liaison, de mélange, de continuité, d’homogénéité. Elle gonfle les substances, les unifie, les dissout, tendant à la simplification et à l’unité par fusion des parties en une totalité. Elle constitue un facteur favorable à la fécondité, à l’épanouissement, à l’expansion de la vie, ainsi qu’à l’adaptation de l’être à son milieu, avec lequel il tend, en se dilatant et en se dissolvant, à s’intégrer, à se confondre. Elle adoucit et tempère.

Sec :

La sécheresse, qui en est la négation, est un principe de rétraction de la substance, de resserrement, d’isolement, de réduction, de résistance, et par suite de tension, de raidissement, de durcissement, de contrainte. Elle conduit au retrait sur soi des parties au détriment de leur cohésion; elle limite l’être par rapport à son milieu, dans un processus de fermeture, de self-défense, de refus, et en cela elle est un facteur d’inadaptation. Mais elle affirme la conscience du Moi en accusant l’individualisme.