Signe Verseaux

Signe Verseaux
Votre vote pour nous ?

Symbolique : Symbolise dans la nature la première assimilation de la graine nouvellement semée qui s’intègre au milieu terrestre. Ce signe d’Air-Fixe ne représente ni le lien de l’esprit des Gémeaux, ni le lien du coeur de la Balance, mais celui de l’âme révélé par le monde des affinités électives dont l’aboutissement est celui de la fraternité universelle. Face au Lion qui personnifie l’accomplissement de l’individu dont la volonté est toute au service du Moi, le Verseau représente l’accès au stade supérieur de la Personne par l’acceptation d’autrui et jusqu’à la destination à l’appartenance universelle. La tradition a fait de Saturne la planète rectrice de ce signe : ici, le don saturnien n’est plus un devoir mais une joie, le désir de se perdre un accomplissement. Depuis la découverte des nouvelles planètes, Uranus est son second maître.

Psychologie : A l’opposé du Lion herculéen, le Verseau séraphin est d’une nature intime « angélique » qui appartient plus au ciel qu’à la terre, tendant à se libérer spontanément du poids des éléments matériels et à s’éloigner de l’instinct ressenti comme une opacité contraire à sa nature aérienne, volatile, transparente, toute de limpidité spirituelle. Il a le don de se détacher de lui-même, de se dégager de ses pulsions instinctuelles au point de les voir comme un étranger, la passion le touchant mais sans le troubler. La haine est bannie de son coeur et il a le don de prendre du large face aux contingences matérielles et aux misères de la vie qui ne l’atteignent pas. Il en tire une certaine sérénité, une harmonie de caractère, une facilité à vivre et une certaine aspiration idéaliste et spirituelle. Sa disposition affective fondamentale est l’oblativité : le don de soi est un instinct sûr parce qu’il appartient non à soi mais à autrui, étant par excellence l’homme de l’accueil, du conseil, du secours ; d’où le sens de l’amitié si prononcé chez lui. Il est souvent de petite constitution, mais il a le don de compenser une infériorité physique par une supériorité intellectuelle, morale ou spirituelle.

Dialectique : Ce type débouche sur deux voies suivant sa dominante saturnienne ou uranienne :

  1. La sagesse : Cette tendance à planer au-dessus des choses l’éloigne peut-être du réel (d’où une certaine schizoïdie, mais il est un être sain), mais lui permet d’atteindre un certain point d’altitude qui répond à son besoin de clarté et d’idéal. S’il ne s’égare pas dans le dépayse-ment d’une âme inquiète qui flotte dans la vie faute de se concrétiser suffisamment, il se trouve dégagé, délesté de tout ce qui épaissit un être. Il vit en marge des pesanteurs emprisonnantes de l’instinct, en direction de ce monde suprasensible qu’il peuple d’images, de sensations, de visions. Il consent à ne plus s’appartenir et à se donner à une destinée extra personnelle faite de dépossession, de décantation, de purification. Saisi d’un immense désistement, cette grâce ou cette sagesse le rend à la condition humaine dans une réconciliation de l’homme avec l’univers.
  2. L’aventure : Face à la grâce il y a la puissance, le rêve surhumain, l’aventure prométhéenne. Ce type vit dans un climat de haute tension et a une folle soif de démesure. Inadapté, excentrique, original ou révolté — il ne veut pas être comme les autres il est cet indépendant, cet individualiste braqué qui aspire à éviter les sentiers battus, rompre avec les routines et préjugés, négliger les contingences, mépriser les conventions, bousculer les usages établis de la morale et de la société. Ce qu’il veut, c’est la nouveauté, le modernisme, le « dernier cri ». Ce qui le tente, c’est la révolution, le record, la frénésie, le besoin d’aller jusqu’aux limites extrêmes de son pouvoir, de reculer à l’infini les limites de l’impossible, la recherche de l’absolu. Destinée : Souvent l’existence (pour le second type surtout) est instable et pittoresque, non dépourvue de « tuiles » et de coups de chance inattendus. Ce qui compte, dans une telle vie, c’est moins le résultat matériel, auquel l’être porte un désintérêt parfois excessif, que cette « expérience humaine » qu’il a à coeur de réussir. I] ne s’agit pas d’être « quelqu’un » mais « quelque chose » en devenant le servant d’une vérité ou d’une nécessité sociale, souvent en « progressiste », en esprit d’avant-garde, en anticipateur, en révolutionnaire. Avec Soleil et Lune en Verseau, Charles V est l’exemple même de la compensation d’une infériorité physique par une supériorité morale. Doté d’une constitution chétive, il souffrira toute sa vie d’une santé délicate.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *